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Articles

120kg

Environ 120kg… Comme le poids maximum d’équipement que chaque hivernant peut envoyer avant son départ. L’ensemble doit être réparti dans 3 cantines (ou malles) métalliques dont les dimensions ne peuvent pas dépasser 100x55x40cm pour la plus grande. De plus, pour des raisons de manutention, le poids de chacune d’entre elle est fixé à 40kg maximum. Mais alors qu’est ce que j’ai mis de beau la dedans ? Mes malles, prêtes à être acheminées vers Brest, le point de départ de leur périple. Évidemment pas mal d’équipement technique afin de compléter le paquetage déjà très complet fourni par l’IPEV (on a même droit à 2 très belles paires de charentaises, je ferais surement un point sur cette dotation quand je l'aurais en ma possession). Parmi les indispensables à mettre dans les cantines il y a : Une paire de moufle coupe vent grand froid, j’ai opté pour le modèle Arctic Mitten de chez Mammut, elles devraient bien faire l'affaire puisqu'elles sont utilisées par ...

Un tampon pour se résumer

L’institut Polaire Français encourage chaque année tous les hivernants à créer un tampon résumant les principales informations de notre mission. Il y a plusieurs petites contraintes à respecter mais le dessin de ce dernier est finalement assez libre. Voici le modèle que j'ai dessiné et qui m'accompagnera tout au long de ma mission : Voici les différentes références que j’ai inclus dans le design de mon tampon : Mon nom (si si je vous l’assure !), le numéro de la mission, ma spécialité et l’acronyme TAAF pour Terres Australes et Antarctiques Françaises La carte de l’Antarctique en fond Le nom et l’emplacement (dans le petit cercle) de la base Dumont d’Urville Le régional de l’étape : le manchot empereur Un schéma électronique pour faire référence à ma spécialité (oui c’est le montage d’un transistor en émetteur commun pour les plus observateurs d’entre vous) Une rose des vents, l’instrument qui aide à s’orienter, symbole de voyage et d’aventure Les étoi...

Un travail dans le Sud de la France ? Jamais de la vie ...

Bonjour à tous ! Ceux qui me connaisse bien savent que je n’aime pas beaucoup la chaleur, la plage et le soleil (ou du moins ce sont eux qui ne m’aiment pas, essentiellement à cause de mon teint similaire à celui d’une porte de frigo)… Alors travailler dans le sud de la France, jamais de la vie ! Oui mais… En fait le vrai sud c’est pas Avignon, Nice, la Corse ou encore la Réunion, non … Le vrai sud de la France c’est les Terres Australes et Antarctique Françaises (désignées aussi par l’acronyme TAAF), un endroit de la planète radicalement différent de la côte d’Azur, et dans cet article je vais vous présenter comment et pourquoi j’en suis arrivé à avoir pour projet de travailler là-bas… La terre Adélie (ici en blanc) découverte par Jules Dumont d'Urville en 1840 fait partie des TAAF Pour commencer je dois dire que j’ai découvert un peu par hasard les offres d’emploi de l’Institut Polaire Français… En effet, en octobre 2018, ayant encore la bougeote, je me renseigne princip...

Le processus de recrutement

Dans cet article nous allons parler des différentes étapes du processus de recrutement que j'ai suivi pour être affecté à la mission TA70 qui partira en décembre 2019 pour Dumont d'Urville. Tout commence donc en janvier 2019, et j'ai l'idée de répondre à l'offre d'électronicien de l'IPEV pour un hivernage en 2020 qui me trotte dans la tête depuis un petit moment. Après plusieurs semaines de réflexion, je suis convaincu que c'est le moment idéal dans ma vie de jeune adulte pour tenter ce genre d'expérience et que l'occasion ne se représentera peut être jamais…  C'est décidé je me lance ! Je soigne donc mon CV, je sors ma plus belle plume pour écrire ma lettre de motivation et j'envoi tout ça à l'IPEV... Les semaines passent, j'essaye de gérer mon impatience au mieux et, alors que je suis au travail, je reçois un coup de téléphone provenant de Brest : "Allo ?! Oui bonjour Monsieur, c'est l'Institut Polaire Françai...

Présentation de mon parcours

Bonjour à tous ! Aujourd’hui je vous propose de faire un peu plus connaissance avant que je ne vous parle de mon aventure… Je m’appelle Valentin Depoisier, j’ai 24 ans et je viens de terminer mes études d’ingénieur en Electronique et Informatique Industrielle (le rapport entre les manchots de la Terre Adélie et un électronicien étant assez flou pour le moment, j’y reviendrai plus tard !). Originaire de la vallée de Chamonix en Haute-Savoie et plus précisément de la commune de Magland, j’ai passé une bonne partie de mon enfance à m’imaginer aventurier entre deux constructions de cabane et sorties au ski, j’ai donc été “élevé en plein air” pour reprendre l’expression de ma maman. D’un naturel curieux, j’ai toujours aimé comprendre comment les choses fonctionnent et les sciences apportaient les réponses à mes questions ! En parallèle je découvre le monde de l’informatique et de l’électronique notamment grâce à mon papa. Les possibilités offertes par ces domaines et leur impact s...