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Aurora Australis

Bonjour à tous ! Un petit point sur notre situation ici s'impose ! Il y a encore quelques jours, on nous annonçait un retour prématuré en France en attendant la réparation de l'Astrolabe (les dommages étant plus graves que prévu et une rotation n'était pas possible en l'état actuel du bateau)... Cependant, nous avons eu le plaisir d'apprendre qu'un partenariat (voici le communiquer de l'IPEV à ce sujet : https://www.institut-polaire.fr/blog/2019/11/20/communique-une-solution-pour-la-campagne/ ) a été trouvé entre l'Institut Polaire Français et son équivalent Australien : l'AAD (Australian Antarctic Division). En effet, nous aurons la chance de partir pour Dumont d'Urville à bord de l'Aurora Australis, le brise glace utilisé par l'AAD pour ses diverses missions de ravitaillement et d'océanographie. Au passage nous allons en profiter pour ravitailler une base de recherche australienne située sur l'île de Macquarie autour du 50e ...

Un contre-temps inattendu ...

Il y a tout juste une semaine je m'envolais pour Hobart, point de départ de notre aventure. Après plus de 68h de voyage, nous arrivions en Tasmanie, exténués mais heureux d'apercevoir enfin l'Astrolabe, le navire qui sert de cordon ombilicale entre la civilisation et la terre Adélie ! Cette étape tasmanienne ne devait être qu'une formalité dans notre périple vers Dumont d'Urville mais malheureusement ce ne fut pas le cas. L'Astrolabe convalescent ... En effet, environ 24h après notre arrivée, nous avons été informés qu'une avarie avait été détectée sur le bateau. Celle-ci allait irrémédiablement entrainer des retards dans le ravitaillement des bases de DDU et de Concardia ainsi qu'impacter grandement les programmes scientifiques devant se dérouler pendant l'été Austral. Les équipes de l'IPEV mettent actuellement tout en oeuvre pour réduire l'impact de cette mauvaise nouvelle sur le programme initialement prévu, mais en attendant nou...

L'Antarctique, ca se mérite !

Aujourd'hui, une petite présentation de mon voyage pour atteindre la base de DDU ;-) Le départ est donc fixé le dimanche 10 Novembre, la destination : Hobart en Tasmanie où le bateau m'attend ! Le bateau en question, c'est L'Astrolabe (voir photo ci-dessous), un brise-glace faisant des rotations (itinéraire ci-dessous) entre l'Australie et la base quand les conditions de glace sont favorables (c-a-d durant l'été Austral entre Novembre et Mars).       Mais avant de mettre le pied à bord, je dois prendre pas moins de 4 vols commerciaux pour rejoindre Hobart : Le premier entre Genève et Paris le dimanche matin (tout petit celui-là). Puis je rejoins une partie de la mission à Roissy avant de m'envoler pour Hong Kong (environ 12h30 de vol !). Petite escale à HK de 12h environ pour se dégourdir les jambes puis direction l'Australie. Et enfin, le dernier vol est entre Sidney et Hobart. Une fois à Hobart, nous devrions dormir une nuit ...

Mes futures missions

Bonjour à tous ! Aujourd'hui je veux vous parler dans les grandes lignes des futures responsabilités et missions qui animeront mon quotidien à Dumont d'Urville pour l'année à venir. Tous les programmes cités dans ce billet devraient tous faire l'objet d'un article dédié dans le futur tant ils peuvent être complexes et passionnants. En effet, après plusieurs semaines de formation, il apparaît que le poste de VSC en électronique et instrumentation est un des plus diversifié qui soit en terme d'activités. La réparation ou l'amélioration de matériel électronique ne sera pas le plus présent dans mon quotidien car l'essentiel de mon temps sera consacré à l'instrumentation d'expériences scientifiques. Premièrement, je serai responsable durant mon hivernage de programmes de sciences de la Terre en magnétisme et en sismologie. La base est équipée depuis de nombreuses années de stations de mesures dans ces deux domaines et j'en aurai la charge en...

120kg

Environ 120kg… Comme le poids maximum d’équipement que chaque hivernant peut envoyer avant son départ. L’ensemble doit être réparti dans 3 cantines (ou malles) métalliques dont les dimensions ne peuvent pas dépasser 100x55x40cm pour la plus grande. De plus, pour des raisons de manutention, le poids de chacune d’entre elle est fixé à 40kg maximum. Mais alors qu’est ce que j’ai mis de beau la dedans ? Mes malles, prêtes à être acheminées vers Brest, le point de départ de leur périple. Évidemment pas mal d’équipement technique afin de compléter le paquetage déjà très complet fourni par l’IPEV (on a même droit à 2 très belles paires de charentaises, je ferais surement un point sur cette dotation quand je l'aurais en ma possession). Parmi les indispensables à mettre dans les cantines il y a : Une paire de moufle coupe vent grand froid, j’ai opté pour le modèle Arctic Mitten de chez Mammut, elles devraient bien faire l'affaire puisqu'elles sont utilisées par ...

Un tampon pour se résumer

L’institut Polaire Français encourage chaque année tous les hivernants à créer un tampon résumant les principales informations de notre mission. Il y a plusieurs petites contraintes à respecter mais le dessin de ce dernier est finalement assez libre. Voici le modèle que j'ai dessiné et qui m'accompagnera tout au long de ma mission : Voici les différentes références que j’ai inclus dans le design de mon tampon : Mon nom (si si je vous l’assure !), le numéro de la mission, ma spécialité et l’acronyme TAAF pour Terres Australes et Antarctiques Françaises La carte de l’Antarctique en fond Le nom et l’emplacement (dans le petit cercle) de la base Dumont d’Urville Le régional de l’étape : le manchot empereur Un schéma électronique pour faire référence à ma spécialité (oui c’est le montage d’un transistor en émetteur commun pour les plus observateurs d’entre vous) Une rose des vents, l’instrument qui aide à s’orienter, symbole de voyage et d’aventure Les étoi...

Un travail dans le Sud de la France ? Jamais de la vie ...

Bonjour à tous ! Ceux qui me connaisse bien savent que je n’aime pas beaucoup la chaleur, la plage et le soleil (ou du moins ce sont eux qui ne m’aiment pas, essentiellement à cause de mon teint similaire à celui d’une porte de frigo)… Alors travailler dans le sud de la France, jamais de la vie ! Oui mais… En fait le vrai sud c’est pas Avignon, Nice, la Corse ou encore la Réunion, non … Le vrai sud de la France c’est les Terres Australes et Antarctique Françaises (désignées aussi par l’acronyme TAAF), un endroit de la planète radicalement différent de la côte d’Azur, et dans cet article je vais vous présenter comment et pourquoi j’en suis arrivé à avoir pour projet de travailler là-bas… La terre Adélie (ici en blanc) découverte par Jules Dumont d'Urville en 1840 fait partie des TAAF Pour commencer je dois dire que j’ai découvert un peu par hasard les offres d’emploi de l’Institut Polaire Français… En effet, en octobre 2018, ayant encore la bougeote, je me renseigne princip...